La Péninsule d’Eyre
On y est allée sans trop savoir à quoi s’attendre et on a eut la bonne intuition de descendre jusqu’à la pointe Sud (300km de plus ou de moins, on est plus à ça près…).
Si le littoral Est n’a rien d’exceptionnel (plages couvertes d’algues dans de grandes baie abritées, paradis des pêcheurs et de l’ostréiculture) le Sud et l’Ouest remontent le niveau. On s’en est rendu compte en découvrant les immenses dunes dorées du Lincoln national park.
Au programme : baignade et farniente en fin d’après midi dans une crique où l’eau était un peu plus calme. Du haut de la falaise on avait repéré l’eau bleu turquoise qui promet un fond sableux. Il ne faut pas oublier qu’on est dans l’océan du Sud lieu de reproduction du grand requin blanc. Alors la baignade c’est de l’eau jusqu’au genoux en regardant bien si l’on ne voit pas une grande masse s’avancer … ça suffit pour se rafraîchir ! Nico a surmonté sa peur car il n’a pas pu résister au plongeon du haut des rochers, il n’a jamais nagé aussi vite pour revenir sur la terre ferme.
2ème jour : expédition sur la dune de Wanna. Maillot de bain, crème solaire, casquette, lunettes, bouteille d’eau et c’est partit pour 1h30 de marche pied nu dans le sable, ce n’est que du bonheur ! sauf qu’en il faut gravir les pentes après les avoir dévalées en courant. On a marché sur les arrêtes, sauté des corniches, finalement on ne regrette pas trop les Alpes… car ici après la glisse c’est baignade pour se débarrasser de tout le sable. C’est assez génial comme atmosphère : la mer d’un côté au lion, et nous tout seul sur nos montagnes de sables d’où l’on avait une superbe vue et pas un bruit. Puis descendre les pentes avec l’impression d’être un champion du saut en longueur.
Ensuite on est allé voir le parc national de Coffin Bay, du sable et les plages encore et encore… mais la plus grande partie n’est accessible qu’en 4x4 car il faut traverser les dunes.
Nous avons été moins chanceux avec le temps en remontant vers le Nord Ouest, ce qui était dommage car le littoral est une succession de falaises, de dunes et de plages.
Après plusieurs étapes en bord de mer nous sommes arrivé à Ceduna point de départ de la grande traversée Est/Ouest.
Traversée du Nullarbor Désert
Imaginez la plus longue ligne droite que vous connaissez, multiplié la par 100 ou 200 et vous aurez une petite idée de se que représente cette route mythique. Le premier jour nous avons roulé environs 300 Kms et croisé un certain nombre de road train avec trois remorques (enfin), on s’est fait doubler par un road train aussi, il faut savoir que les highway australiennes (leurs autoroutes) ne sont que des deux voies (comme nos nationales)! Mais la plupart du temps il n’y a pas grand monde.
On n’a pas vu de chameau mais le premier soir on c’est fait attaquer par 5 souries qui nous on empêché de dormir jusqu'à une heure du matin, on a retourné le camion pour les faire partir mais il y en a une qui est restée jusqu’au matin, puis on ne la plus revue. Le lendemain, après un réveil difficile on a repris la route pour le Western Australia. Nullarbor signifie « sans arbre » en aborigène, c’est pour ça que ces plaines semblent immenses et vides, un sentiment d’angoisse me traverse l’esprit parfois du fait de nous savoir au milieu de nulle part, mais de magnifique point de vue s’offre enfin à nous : les falaises de la Great Ocean Bright. C’est grandiose. On décide de s’arrêter juste après la frontière du western australia où nous passons le check point des fruit et légumes sans encombre, malgré notre miel qu’il est interdit de ramener dans cet état (on l’avait oublié celui là depuis la Tasmanie mais ils ne l’ont pas trouvé, ouf). La petite étape d’Eucla s’est avérée très profitable, car l’essence est la moins chère de toute la traversée 1,29$ alors que parfois on l’a vue à 1.80 $!!! On a eu de la chance. En plus on c’est baigné avec un Sea Lion (phoque) sur la plage déserte et paradisiaque d’Eucla au grand bonheur de Sophie qui n’avait pas pu le faire sur la Eyre Peninsula. Mais parlons du désert : on a eu froid , on s’est plus servis des essuies glasses que du ventilateur, c’est un comble. Ensuite nous avons vraiment roulé longtemps, franchi au passage la plus grande ligne droite d’Australie (146.6 Kms), changé d’heure deux fois, vue des morceau de la station spatiale de la NAZA Skylab
qui c’est écrasé dans le désert, pris une douche chaude gratuite dans la station service de Northman et enfin nous sommes arrivé à Esperance après trois jours de route, 1400 kms sans embûches. Le conteur du camion compte 12 000 kms de plus déjà!
Esperance
C’est une jolie petite bourgade au bord de la mer que nous avons découvert en arrivant à Esperance. Mais ce sont les plages et le parc national le grand qui l’entourent qui sont les principaux attraits de la région. Après avoir fait le plein de nourriture, d’eau et d’essence on est partis pour Le Grand National Parc, on n’est vraiment pas déçu du voyage : plage de sable blanc et eau turquoise sont au rendez-vous. Le soir, on a rencontré deux français de Bordeaux, Yannick et David qui nous on proposé de nous poser avec eux sur leur emplacement car le camping était plein. Le lendemain, on a gravis le Frenchman Peak, d’où une vue à 360° du parc s’offrait à nous. De la haut on pouvait voir l’eau turquoise et les plages paradisiaques qui bordent le parc, il ne restait plus qu’à choisir laquelle allait nous offrir ses plaisirs pour la baignade de l’après midi. Nous avons opté pour Hellfire bay (La baie des feux de l’enfer), où nous avons débusqué une petite creek déserte idéale pour le snorkelling (palmes masque tuba) et le farniente. Le soir nous avons visité les autres plages toutes aussi paradisiaques les unes que les autres et nous avons remis le cap sur Esperence. On va reprendre la route à l’ouest sauf si l’on trouve un bon plan pour le boulot car l’endroit est fantastique.
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